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Accord des 27 sur l'Union pour la Méditerranée
- Par AP News
- Publié 14/03/2008
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BRUXELLES - Nicolas Sarkozy
a annoncé jeudi soir que les 27 étaient arrivés à un accord "à
l'unanimité" au Conseil européen de Bruxelles sur l'Union pour la
Méditerranée (UPM)."Demain matin sera formellement prise la décision de transformer le processus de Barcelone en Union pour la Méditerranée", a-t-il déclaré lors d'un point-presse. "La décision a été prise ce soir à l'unanimité, avec un grand enthousiasme".
L'accord a été conclu "sur la base du papier franco-allemand" élaboré entre le président français et la chancelière allemande à Hanovre le 3 mars.
Le principe d'un premier sommet de l'UPM à Paris le 13 juillet a également été "validé", a-t-il ajouté. D'ici là, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été chargé de "faire des propositions sur la gouvernance" de l'UPM.
"Tous les pays d'Europe seront membres de l'Union pour la Méditerranée", mais "ne pourront coprésider l'Union pour la Méditerranée que les pays riverains de la Méditerranée", a résumé Nicolas Sarkozy. "C'est un compromis".
Côté financements, l'UPM bénéficiera de ceux déjà dévolus au processus de Barcelone lancé en 1995 entre l'UE et des pays du Sud. "C'est la Commission qui doit gérer les fonds" et l'UPM dira "à la Commission: c'est ce projet que nous voulons plutôt que tel autre (...) C'est ça l'articulation", a-t-il expliqué.
Nicolas Sarkozy a affirmé que la question des moyens financiers "n'est pas un problème", évoquant un "potentiel" de financements déjà existant "de l'ordre de 13 ou 14 milliards d'euros".
"Il reste encore du travail, bien sûr, mais formellement la décision est prise", a-t-il insisté, ne cachant pas sa "satisfaction".
Le président français s'est défendu d'avoir "renoncé à l'ambition du projet" qu'il a défendu pendant la campagne présidentielle: "franchement, je pense que le projet initial n'est pas éloigné du projet actuel".
"Je n'ai jamais porté l'idée d'exclure quelque pays d'Europe du projet, au contraire (...) Sur la base du volontariat, tous les pays européens étaient appelés à y participer", a-t-il assuré. De même, "une Union de la Méditerranée concurrente de l'Union européenne (...) ça n'a jamais été mon esprit", a-t-il affirmé.
Interrogé sur ce qui distinguait l'UPM du processus de Barcelone, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il s'agissait de développer des "projets concrets" pour faire de la "Méditerranée un espace de paix". Il a ainsi cité en exemple "un système Erasmus pour les étudiants de la Méditerranée", la dépollution de la Méditerranée, ou la construction d'un "espace de sécurité".
Par ailleurs, cette nouvelle structure sera coprésidée par un pays du Nord et un pays du Sud, avec un sommet tous les deux ans, pour "traiter les deux rives à égalité". "Barcelone n'a pas marché (...) parce qu'on donnait l'impression qu'il y avait les seniors qui étaient les Européens, et les juniors qui étaient les Méditerranéens du Sud", a-t-il estimé.
"La discussion a été extrêmement facile" à Bruxelles, a souligné Nicolas Sarkozy. "On n'est pas passé en force".
Interrogé sur ses relations avec la Chancelière allemande Angela Merkel, un temps réticente, Nicolas Sarkozy a assuré qu'elle "a porté" avec lui jeudi soir l'idée de l'UPM. "Je pense qu'on ne s'est jamais mieux compris" et "au fil des semaines et des mois on apprend de mieux en mieux à travailler ensemble". Car "quand il y a un problème, on s'en explique" et "on arrive à une solution". Et "on s'envoie des textos...", a-t-il souri.
Mais le plus dur reste à faire: convaincre les pays du Sud et amener autour de la même table à Paris des pays comme Israël, la Libye, la Syrie, l'Autorité palestinienne, le Maroc ou l'Algérie. "C'est extrêmement difficile", a-t-il concédé. "C'est pas une raison pour pas le faire".
Le président français a affirmé avoir déjà le soutien du Maroc, de la Libye, de l'Egypte et de la Tunisie, quand l'Algérie n'est "plus opposée" à l'UPM.
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1 Réponse à "Accord des 27 sur l'Union pour la Méditerranée" 
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a écrit le 14 Mar 2008 7:30:17 AM CEST
C'est le même Sarkozy qui soutenait mordicus que la Turquie ne peut être dans UE parce qu'elle est en Asie Mineure. Argument fallacieux bien sûr, étant donné le caractère quasi consensuel (arbitraire et inique souvent, dans le cas du Kurdistan par exemple!) des délimitations géographiques, dut-on en appeler au Caucase en l'occurrence. En tout cas cette UPM dans UE, prouve bien que la Turquie est exclue de UE par Sarko, au moins à cause de sa dominance religieuse, plus qu'à cause de sa situation géographique. Injuste ou pas, stupide ou non, n'est pas la question ici. La question est de savoir si on peut faire confiance à une union construite sur tant de duplicité affichée et de mauvaise foi.
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