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Devant l’Assemblée nationale française : Jean Lamore appelle à “un partage de l’information” sur la question sahraouie
- Par El MOUDJAHID
- Publié 13/04/2008
- International
- Pas noté
Le journaliste-écrivain américain Jean Lamore, qui a présenté la question sahraouie à l’Assemblée nationale française, est revenu hier sur l’importance d’un "partage de l’information" avec les autorités française sur ce dossier.
"Dans le cas du Sahara occidental où le peuple sahraoui lutte pour qu’on respecte une procédure référendaire signée par les deux parties concernées, le Front Polisario et le gouvernement marocain, l’oubli a été artificiellement construit par le Maroc et ses alliés dans l’ultime affaire de décolonisation du continent africain", a rappelé M. Lamore qui avait exposé ce dossier, jeudi soir dernier, à un groupe de réflexion de la droite française UMP, Nation et République », dirigée par le député souverainiste Jacques Myard.
"Cependant, le Maroc ne peut impunément continuer à violer les résolutions de l’ONU comme il l’a fait depuis plus de soixante-dix fois en ce qui concerne la question des droits du peuple sahraoui, sans que les membres du gouvernement français ne se rendent compte de la tricherie", a-t-il souligné, en réponse à une question sur l’importance que pouvait revêtir à ses yeux cette rencontre avec la majorité parlementaire française.
"Je ne suis pas venu à l’Assemblée nationale en donneur de leçons mais dans un esprit de partage des informations", a-t-il précisé, indiquant qu’il était "simplement question que la France puisse, dans cette affaire, écouter les deux parties".
"Ce qui n’est pas du tout le cas actuellement, car au fil de mes réunions en haut lieu je me suis rendu compte que les informations, que les idées préconçues concernant ce conflit, découlent toutes d’une seule source qui est celle des services marocains", a-t-il ajouté. A l’Assemblée nationale française, "j’ai surtout mis en exergue les similitudes patentes entre la stratégie qu’applique l’Etat israélien à l’égard des Palestiniens et celle mise en œuvre par le Maroc à l’égard des populations sahraouies restées dans les territoires du Sahara occidental, illégalement occupés par les forces marocaines".
Il cite entre autres similitudes "le bombardement original des populations civiles pour provoquer l’exil, le refus de reconnaître le statut de ces populations exilées et leur droit au retour, le refus de reconnaître l’identité des populations civiles restées sous le contrôle des forces d’occupation, la construction d’un gigantesque mur de séparation à caractère répressif, la colonisation massive des zones illégalement occupées, la construction frénétique d’infrastructures au seul profit des colons et des forces d’occupation, l’occupation militaire de la capitale religieuse ainsi que la violation à caractère répétitif des résolutions de l’Onu dans le seul but de consolider les territoires illégalement annexés".
«Le plan d’autonomie n’incarne rien d’autre que la confirmation d’une colonisation illégale»
Jean Lamore a ajouté qu’"au cours de notre réunion à l’Assemblée nationale, la pression qu’exerce le Maroc sur la presse française a été discutée et illustrée par des exemples précis de censures et de pressions inacceptables".
Durant le débat, "nous avons procédé à l’examen attentif des résolutions de l’Onu, la caducité des accords de Madrid avec le témoignage de M. Jose Maria Ullrich y Rojas, ambassadeur de l’Espagne à l’époque des faits, la décision de Cour internationale de justice de la Haye" reconnaissant toutes les dimensions, humaines et territoriales, de la nation sahraouie, les négociations de Manhasset, et le statut diplomatique du Polisario reconnu par 80 pays et par l’Onu.
"Le débat a suscité un intérêt vif parmi les participants avec des témoignages aussi inattendus que surprenants dont celui d’un général de l’armée de l’air française qui avait participé à l’attaque des jaguars français contre les colonnes du Front Polisario au cours de la guerre", a-t-il indiqué. Pour lui, "le rôle que peut jouer la France aujourd’hui est très simple: ouvrir le dossier, ne plus recevoir les informations d’une seule source, mais prendre en considération les multiples aspects de la question serait un grand pas vers un semblant d’impartialité".
Il a prévenu que "le réel danger est que la France continue à accepter la vision dissonante du conflit que lui livre l’Etat marocain" car, a-t-il expliqué, "si on continue à sous-estimer l’importance de ce conflit, la guerre, la vraie, ne tardera pas à reprendre, mettant tout le monde y compris la France dans une situation difficile".
"La France doit amener le partenaire marocain à la raison sur la question du Sahara occidental" a-t-il ajouté, estimant que "le Maroc court un grave danger avec ce plan d’autonomie dont le nom est si trompeur, car il n’incarne rien d’autre que la confirmation d’une colonisation illégale".
"Si déjà le Maroc n’arrive pas à gérer par d’autres moyens que la répression barbare, la centaine de milliers de Sahraouis restée sous l’occupation, que va-t-il faire si les deux cent mille Sahraouis en exil décident de les rejoindre en acceptant le projet d’autonomie", s’est-il demandé.
"Le Maroc saigne (financièrement) à maintenir une armée d’occupation au Sahara, alors que l’écart entre les riches et les pauvres se creuse chaque jour plus profondément. C’est là le terrain de prédilection du terrorisme", a-t-il encore ajouté.
"Dans le cas du Sahara occidental où le peuple sahraoui lutte pour qu’on respecte une procédure référendaire signée par les deux parties concernées, le Front Polisario et le gouvernement marocain, l’oubli a été artificiellement construit par le Maroc et ses alliés dans l’ultime affaire de décolonisation du continent africain", a rappelé M. Lamore qui avait exposé ce dossier, jeudi soir dernier, à un groupe de réflexion de la droite française UMP, Nation et République », dirigée par le député souverainiste Jacques Myard.
"Cependant, le Maroc ne peut impunément continuer à violer les résolutions de l’ONU comme il l’a fait depuis plus de soixante-dix fois en ce qui concerne la question des droits du peuple sahraoui, sans que les membres du gouvernement français ne se rendent compte de la tricherie", a-t-il souligné, en réponse à une question sur l’importance que pouvait revêtir à ses yeux cette rencontre avec la majorité parlementaire française.
"Je ne suis pas venu à l’Assemblée nationale en donneur de leçons mais dans un esprit de partage des informations", a-t-il précisé, indiquant qu’il était "simplement question que la France puisse, dans cette affaire, écouter les deux parties".
"Ce qui n’est pas du tout le cas actuellement, car au fil de mes réunions en haut lieu je me suis rendu compte que les informations, que les idées préconçues concernant ce conflit, découlent toutes d’une seule source qui est celle des services marocains", a-t-il ajouté. A l’Assemblée nationale française, "j’ai surtout mis en exergue les similitudes patentes entre la stratégie qu’applique l’Etat israélien à l’égard des Palestiniens et celle mise en œuvre par le Maroc à l’égard des populations sahraouies restées dans les territoires du Sahara occidental, illégalement occupés par les forces marocaines".
Il cite entre autres similitudes "le bombardement original des populations civiles pour provoquer l’exil, le refus de reconnaître le statut de ces populations exilées et leur droit au retour, le refus de reconnaître l’identité des populations civiles restées sous le contrôle des forces d’occupation, la construction d’un gigantesque mur de séparation à caractère répressif, la colonisation massive des zones illégalement occupées, la construction frénétique d’infrastructures au seul profit des colons et des forces d’occupation, l’occupation militaire de la capitale religieuse ainsi que la violation à caractère répétitif des résolutions de l’Onu dans le seul but de consolider les territoires illégalement annexés".
«Le plan d’autonomie n’incarne rien d’autre que la confirmation d’une colonisation illégale»
Jean Lamore a ajouté qu’"au cours de notre réunion à l’Assemblée nationale, la pression qu’exerce le Maroc sur la presse française a été discutée et illustrée par des exemples précis de censures et de pressions inacceptables".
Durant le débat, "nous avons procédé à l’examen attentif des résolutions de l’Onu, la caducité des accords de Madrid avec le témoignage de M. Jose Maria Ullrich y Rojas, ambassadeur de l’Espagne à l’époque des faits, la décision de Cour internationale de justice de la Haye" reconnaissant toutes les dimensions, humaines et territoriales, de la nation sahraouie, les négociations de Manhasset, et le statut diplomatique du Polisario reconnu par 80 pays et par l’Onu.
"Le débat a suscité un intérêt vif parmi les participants avec des témoignages aussi inattendus que surprenants dont celui d’un général de l’armée de l’air française qui avait participé à l’attaque des jaguars français contre les colonnes du Front Polisario au cours de la guerre", a-t-il indiqué. Pour lui, "le rôle que peut jouer la France aujourd’hui est très simple: ouvrir le dossier, ne plus recevoir les informations d’une seule source, mais prendre en considération les multiples aspects de la question serait un grand pas vers un semblant d’impartialité".
Il a prévenu que "le réel danger est que la France continue à accepter la vision dissonante du conflit que lui livre l’Etat marocain" car, a-t-il expliqué, "si on continue à sous-estimer l’importance de ce conflit, la guerre, la vraie, ne tardera pas à reprendre, mettant tout le monde y compris la France dans une situation difficile".
"La France doit amener le partenaire marocain à la raison sur la question du Sahara occidental" a-t-il ajouté, estimant que "le Maroc court un grave danger avec ce plan d’autonomie dont le nom est si trompeur, car il n’incarne rien d’autre que la confirmation d’une colonisation illégale".
"Si déjà le Maroc n’arrive pas à gérer par d’autres moyens que la répression barbare, la centaine de milliers de Sahraouis restée sous l’occupation, que va-t-il faire si les deux cent mille Sahraouis en exil décident de les rejoindre en acceptant le projet d’autonomie", s’est-il demandé.
"Le Maroc saigne (financièrement) à maintenir une armée d’occupation au Sahara, alors que l’écart entre les riches et les pauvres se creuse chaque jour plus profondément. C’est là le terrain de prédilection du terrorisme", a-t-il encore ajouté.