"Le parlement, qui ne s'est pas réuni depuis un an, doit être autorisé à se rassembler rapidement pour remplir ses obligations constitutionnelles afin d'élire un président", a déclaré Ban Ki-moon. "Il faut qu'une élection présidentielle, libre et juste, sans interférence ni influence étrangère, ait lieu immédiatement. La situation actuelle n'est plus tenable".
Le Liban est privé de président depuis le départ du pro-syrien Emile Lahoud en novembre 2007. Une nouvelle session parlementaire est prévue ce mardi, au cours de laquelle doit être élu le général Michel Sleimane, candidat de consensus sur lequel la majorité anti-syrienne et l'opposition menée par le Hezbollah s'étaient mises d'accord. Mais l'élection d'un président libanais a jusque là été empêchée -pour la 17e fois à la fin mars- par les rivalités entre les deux camps du parlement, qui ne parviennent pas à se mettre d'accord sur une forme de partage du pouvoir dans un prochain gouvernement.
Ban Ki-moon a invité tous les pays concernés à coopérer avec le secrétaire la Ligue arabe pour l'application du plan adopté par les ministres des Affaires étrangères du monde arabe au Caire en janvier. Ce plan prévoit l'élection de Michel Sleimane, la formation d'un gouvernement d'unité nationale et l'adoption d'une nouvelle loi électorale.
Dans un rapport paru lundi, le secrétaire général de l'ONU note que "le maintien par le Hezbollah d'unités paramilitaires est un défi important au monopole de la force légitime détenu par le gouvernement".