Ouyahia, a commencé sa carrière politique comme ancien directeur de cabinet de l’ancien président Zeroual, nommé premier ministre en Décembre 1995. A ses débuts dans la scène politique, il avait toutes ses chances de conquérir la confiance du peuple algérien. Il incarnait à l’époque, l’image de l’intellectuel tant espéré et l’homme de rupture avec l’ancien système. Il n’avait aucun rapport avec les militaires et  n’appartenait à aucun parti politique.

Pendant sa période gouvernementale entre (1995-1998), il a appliqué à l’Algérie les recettes du FMI et la banque mondiale, et a envisagé une large privatisation du domaine industriel et ainsi que d’autres y comprit le domaine agriculture. Bref, Mr ouyahia dans cette période de son règne a adopté une politique de droite pour une population habituée à un régime social.

Le résultat économique de sa première expérience était mitigé. Il a réussit à augmenter la production industrielle à 6 % et a baissé le taux de l’inflation à 5%,  malgré la chute des prix du pétrole à l’époque. Et son projet de la privatisation aurait donné son efflore si le pays à l’époque inspiré la sécurité  aux investisseurs étrangers. Or, ce n’était pas le cas, l’insécurité et le chaos battaient de l’aile en Algérie.

Mr Ouyahia a amélioré l’économie du pays dans une courte durée et en des moments difficiles, mais pourquoi alors une impopularité fulgurante lui collait à la peau?

On l’a même surnommé « Mr Ponction ». Un surnom qui le doit d’ailleurs à ses réactions face au problème qui l’a confronté à ses débuts, le problème des salaries impayés dans les entreprises publiques du bâtiment.

Cette impopularité l’a récolté pour sa langue de bois et son manque de démagogie envers une population qui ne cherchait qu’à être rassurée contre la misère et l’insécurité. Ses adversaires n’étaient pas d’ailleurs tendres avec lui, en lui reprochant son échec de sa politique sociale, et en pointant des doigts, le un tiers d’une population active sans emploi et les inégalités sociales tissées dans son passage.

Il créa son parti politique Rassemblement national démocratique (RND) 1997, par la grande volonté des militaires. Un parti d’ailleurs qui lui a assuré un deuxième retour éminent à son poste comme premier ministre. Monsieur Bouteflika a limogé Ali Benflis et l’a remplacé par Mr Ouyahia. Un Benflis qui commençait à présenter un réel danger pour le deuxième tour présidentiel de Mr Bouteflika, puisqu’il jouissait du soutien d’une grande partie du front de libération nationale. Donc le retour de Mr Ouyahia à la tête du gouvernement en 2003 n’était pas pour ses compétences malheureusement, mais parce qu’il était la Bouée de sauvetage de Mr Bouteflika. Son atout résidait dans son parti politique le Rassemblement national démocratique.
Après la réélection de Mr Bouteflika en deuxième mandat, et à cause de sa maladie et son remplacement par son fidèle Mr Belkhadem, qui était en désaccord total avec Mr Ouyahia !
Ce dernier se fait éjecté de sa chaise pour se faire remplacer par le fidèle de Mr Bouteflika, Mr Belkhadem.

Mr Ouyahia en ce deuxième mandat dans le cadre de sa responsabilité comme premier ministre, a continué sa tâche précédente. Il a accentué la privatisation, en prônant un libéralisme après 30 ans de socialisme en Algérie.

Si on résume le parcours de Mr Ouyahia, on constate que c’est un homme de situation, un grand bosseur qui ne demande qu’à être au devant de la scène. Mais il lui manque un détail de plus pour être l’homme de l’état.

Il lui manque la confiance en soi et la confiance du peuple algérien pour arriver à ses fins. Sa stratégie ressemble à celle de Mr Lionel Jospin !! Mais je ne lui souhaite guère la grande déception de ce dernier.

Un deuxième retour auprès de Mr Bouteflika, Est-ce comme toujours un serviteur fidèle ??? Ou il est venu pour lui le temps tant attendu pour rebondir et réaliser son rêve présidentiel.
 
Mahaut