« Quand il a fallu réduire les salaires, je l'ai fait. Quand il a fallu fermer des entreprises et licencier, je l'ai fait. Je ne suis pas de ceux qui cherchent coûte que coûte à être populaire. S'il faut à nouveau prendre des mesures impopulaires, je le ferai. ». Se sont les paroles prononcés par Mr Ouyahia lors de son discours à l'Assemblée populaire nationale après avoir était désigné une deuxième fois comme chef du gouvernement.

Une autorité dans les propos et une détermination fulgurante de la part de Mr Ouyahia pour mener sa politique jusqu’au bout. Et pourtant, dans le cadre de cette deuxième expérience de ses fonctions comme chef du gouvernement ; les conditions n’étaient pas les mêmes comme celles présentaient lors de sa première. Il y avait une certaine aisance financière et une insécurité pas très alarmante. 

Est-ce donc une nature en lui d’appliquer la politique du bâton aux algériens ? Est-ce les algériens méritent ce rapport de force qu’entretient Mr Ouyahia à chaque fois qu’il se fait confier ce poste ?

Ou est ce donc, parce que l’oppression de l’opinion public est une deuxième nature chez lui, et de ce fait l’autorité algérienne lui accorde sa bénédiction pour l’appliquer ?

En reprenant ses fonctions une deuxième fois, il reste fidèle à lui-même et il tient ses promesses comme formulés à l’assemblé. Il commence par les consciences des peuples (les journaux), et plus précisément les journaux qui n’adhèrent pas  à sa politique (Ou plutôt à celle de Mr Bouteflika). Pour les faire taire, il leur a demandé via les imprimeurs de l’état de s’acquitter de la totalité de leurs créances (Le matin en a souffert et le quotidien a failli subir le même sors). Et pourtant d’autres journaux ont été épargnés, vu qu’ils n’étaient pas influents et ne représentent aucun danger et pour lui et pour sa politique. Bien que leurs dettes dépassent celles du journal le Matin.   

Quand, on fait taire les cris des peuples (Via sa presse), il devient facile de les étouffer ! Sans cris ni voix qui protestent, comment peut –on sentir ni compatir ni défendre un peuple ?  Comment peut-on savoir qu’il souffre tout bonnement ?
Vient alors ; le tour d’une autre catégorie d’intellectuels de l’Algérie pour subir la loi du bâton !!!

Le 20 octobre 2004, une grève des praticiens spécialistes qui exigeaient une augmentation de leurs salaires. Mr Ouyahia a jugé d’indécente la revendication des praticiens, et a répondu par des dispositions sévères pour mettre fin à leur grève. Des dispositions comme le non-paiement des journées de grève, le dépôt de plainte devant les tribunaux et le lancement de procédures de licenciement contre le personnel en grève illimitée. Toutes les intimidations possibles pour faire taire et faire fuir les intellectuels de l’Algérie. 

En 2005, tout le peuple algérien goûte et souffre au plus profond de lui de la politique de l’impopulaire. Mr Ouyahia a augmenté sans préavis, de 25 %  le prix des bouteilles de gaz butane. Dans une période d’hiver difficile  à supporter (Jusqu’à -11 c° à Sétif).
Des écoles ont été sans chauffage, les algériens ont gelé en cette période par manque de moyens d’en procurer des bouteilles de gaz pis encore, elles  étaient parfois introuvables.

Se sont des faits qui ont passé, ancrés dans les esprits des algériens si on essaie un jour de les déformer.  Des faits qui risqueront fort bien de se répéter puisqu’il est toujours là le Ouyahia fidèle à l’appel de la nation ! (comme, il le revendique).
Il est là encore et encore, conscient certes de son impopularité mais jouit de la confiance totale de l’autorité algérienne. Elle-même jouisse de la confiance du peuple algérien via les urnes.

Mahaut