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Quand disparaîtront les dinosaures
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Par Rédaction Bladi DZ
Publié le 13/05/2008
 
Que faire avec l’Algérie officielle pour qu’enfin elle prenne en compte les incontournables réalités qui s’expriment aujourd’hui dans un monde globalisé, confronté à de multiples défis ?

Quand disparaîtront les dinosaures

Que faire avec l’Algérie officielle pour qu’enfin elle prenne en compte les incontournables réalités qui s’expriment aujourd’hui dans un monde globalisé, confronté à de multiples défis ?

Comment faire accepter à nos ombrageux et galonnés voisins que le Maroc, partie indissociable de cette région maghrébine qui ne jouit pour l’instant que d’une existence géographique, ne sera jamais un Etat faible soumis au diktat d’une Nomenklatura algéroise aux tendances prussiennes très affirmées ?

Que déployer comme moyens de rétorsion pour que les symboles de notre identité, de notre souveraineté, de notre marocanité, ne soient plus bafoués par des censeurs à « la trompette fallacieuse » qui ont peur de voir le public algérien clamer avec nous « Allah, Al Watan, Al Malik », comme cela s’est déjà produit dans le passé en quelques stades de cette Algérie sœur dont le peuple, lui, n’a point oublié les liens qui l’unissent aux Marocains et au Maroc ?

Pourquoi s’obstiner, à Alger, à ignorer les réalités géostratégiques et géopolitiques qui font que désormais, personne n’osera plus au Conseil de Sécurité de l’ONU, plaider et soutenir l’idée de la création d’un Etat croupion et fantoche au Sahara Occidental marocain ?

Lorsque tomba le Mur de Berlin, en cette fin d’année 1989, certains crurent que l’irrémédiable ne pouvait arriver, que « la patrie du socialisme réel » saurait redresser la barre, que les acquis de l’Union soviétique et de la Communauté des Etats Socialistes seraient préservés. Ces apparatchiks et nostalgiques, pourtant héritier de la Révolution d’octobre 1917, avaient oublié la première leçon de la prise du Palais d’Hiver à Petrograd, celle qui énonce qu’on n’arrête pas la roue de l’Histoire.

Les dirigeants algériens, ceux qui sont sur le devant de la scène depuis l’indépendance, ont incontestablement la même affection oculaire que leurs anciens homologues du Kremlin… Ils refusent obstinément de voir la réalité en face, de reconnaître, ainsi, que la proposition marocaine de statut de large autonomie pour les provinces sahariennes représente la seule sortie de crise possible et honorable pour tous, comme le disent désormais avec un bel ensemble tous les Etats membres du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Ils ne veulent pas, non plus, lancer une bonne fois pour toute le processus pourtant indispensable de construction maghrébine, alors que l’Union pour la Méditerranée, par exemple, traduit la volonté positive des Etats de la rive Nord d’enclencher une véritable entreprise de co-développement au niveau du Mare Nostrum, objectif qui, pourtant, ne se concrétisera que difficilement si Alger continue à bouder les projets unitaires pan maghrébins, première étape de cette construction transméditerranéenne.

Ils s’obstinent à cadenasser notre frontière commune, laissant ainsi le privilège des contacts et des échanges aux contrebandiers des deux pays, privant les populations frontalières de l’exercice de leur cousinage séculaire et les économies des deux pays de cette complémentarité qu’un économiste débutant déclinerait sans difficulté.

Mais, surtout, ils expriment hautement et sans réaliser l’impact du message ainsi transmis, leur aversion pour la jeunesse, l’avenir, le changement, le dynamisme, le dépassement des divergences stériles.

Vieillis et empâtés, obstinés parce que menacés par la limité d’âge, (on ne saurait écrire sénilité n’est-ce pas ?) que devrait s’imposer tout homme politique et tout dirigeant qui se respecte, (tel MM. Blair et Prodi par exemple), ils prouvent à leur peuple et au nôtre que le Maroc, en vérité, leur fait peur.

Ce Maroc qui avance, qui ose, qui reconnaît ses erreurs et ses fautes, qui promeut la Femme, qui examine son passé, qui construit et développe, malgré des moyens infiniment plus modestes que le géant gazier et pétrolier algérien.
Tôt ou tard, pourtant, les dinosaures disparaîtront et seuls les musées conserveront trace de leur passage.
Le Maroc saura attendre, avec la sagesse et la retenue qu’on lui connaît, sans pour autant renoncer à ses droits, tous ses droits.    

Fahd Yata (12 mai 2008)
lanouvelletribune.com