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Musulmans de France : Les raisons d’une crise
- Par AP News
- Publié 13/05/2008
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L’édifice laborieusement bâti par Nicolas Sarkozy alors qu’il était ministre de l’intérieur devient plus branlant que jamais. En annonçant qu’elle ne participerait pas au prochaines élections du Conseil français du culte musulman, (CFCM), prévues le 8 juin, la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris vient d’ouvrir une nouvelle crise chez les musulmans de France. Explication du recteur Dalil Boubakeur: la Mosquée de Paris «ne peut admettre de se voir reléguer à un rôle secondaire et une place insignifiante» alors qu’elle revendique le titre d’organisation islamique la plus ancienne et la mieux établie dans le pays. Au cœur de la polémique, la représentativité des lieux de culte disposant d’un nombre de délégués plus ou moins grand selon leur surface. Le recteur demande que les critères soient réévalués, car, dit-il, cela «a favorisé l'émergence d'une représentativité qui ne reflète en rien la sociologie de l'Islam en France".
En réalité, cette guerre des tranchée cache mal la lutte d’influence qui se déroule au sein de la communauté. A côté de la Grande Mosquée de Paris (10 représentants), qui a le soutien d’Alger, siègent au CFCM, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, 10 conseillers) réputée proche des frères musulmans. Il y a surtout la Fédération Nationale des Musulmans de France, proche du Maroc, qui, avec ses 19 représentants, a le plus grand nombre d’élus. Les musulmans turcs ont également un représentant. Franck Fregosi, expert des questions d’organisation du culte musulman, évoquait ces derniers jours dans le journal catholique La Croix, «un chantage » de la part de Dalil Boubakeur. « Il se trouve, expliquait-il, que l’islam marocain a le vent en poupe. Depuis les dernières élections, il a été repris par le Rassemblement des Musulmans de France qui a soutient des autorités marocaines. Celles ci entendent préserver l’islam malékite, (le plus pratiqué en France), contre la menace salafiste et ont pris conscience de la nécessité d’adapter cet islam au contexte d’aujourd’hui».
Franck Fregosi ajoutait : «pour contrer la consécration de l’Islam marocain, il est bien possible que Dalil Boubakeur ait choisi de décréditer le CFCM » en organisant donc ce boycott pour masquer un échec électoral annoncé. Ce n’est, bien sûr, qu’un point de vue, mais l’instance représentative des musulmans de France, créée en 2003 et dont Dalil Boubakeur est l’actuel président, risque de s’en trouver affaiblie. Constitué dans la douleur par les pouvoir public pour être son interlocuteur, le CFCM est en réalité co-géré par le ministère de l’Intérieur. En visite de travail à Alger, Michèle Alliot-Marie a évoqué ce dossier, tout comme elle avait pris, semble-t-il, contact avec le Maroc, sans pour autant exercer des pressions sur les deux parties, afin d’essayer de dénouer la crise. Cette querelle ne va pas redorer l’image d’une institution dont la légitimité au sein de la communauté musulmane de France est loin d’être acquise et qui, de fait, est devenue pratiquement ingérable.
12 mai 2008
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2 Réponses à "Musulmans de France : Les raisons d’une crise" 
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a écrit le 14 May 2008 10:14:24 AM CEST
C'est vrais que le recteur Dalil Boubekeur est à la solde du pouvoir mafieu d'Alger, vu l'accord passé entre les criminelles de la mouvance islamiste Algériens et les généraux sur le dos du peuple Algérien je trouve normal que le représentant des militaires est dans une position délicate tant mieux pour nous.
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a écrit le 14 May 2008 10:39:36 AM CEST
Quel gachis!
Toutes ces organisations et ces mosquées n'ont pas lieu d'être! c'est une perte de temps et d'argent! Le spirituel est une affaire individuelle. la nature fait sa loi et n'a pas besoin de représentants qui subissent eux mêmes ses effets! |
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