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Ouyahia : les secrets d’un retour
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Par La Nouvelle République
Publié le 15/05/2008
 
Nombre d’observateurs veulent percer le secret du retour d’Ouyahia sur la scène politique. Des spéculations se font jour sur son retour à ce moment précis, c’est-à-dire à la veille d’une échéance importante pour le devenir du pays.

Ouyahia : les secrets d’un retour
Nombre d’observateurs veulent percer le secret du retour d’Ouyahia sur la scène politique. Des spéculations se font jour sur son retour à ce moment précis, c’est-à-dire à la veille d’une échéance importante pour le devenir du pays.

Qu’est-ce qui lui est réservé, un aller direct vers la Présidence, ou bien un passage par la vice-présidence ? Les observateurs estiment qu’au niveau du choix des hommes à placer sur la trajectoire des candidats au futures présidentielles, les présidentiables ont plus confiance sur les choix du système lui-même, que sur celui des populations. «Cela s’explique par le fait que la transition n’a jamais procédé d’un processus de transaction.» Tout a été décidé de façon unilatérale. Pour les prochaines présidentielles, il y a des candidats qui se trouvent dans le champ du système et ceux qui se trouvent dans le champ de l’opposition. Dans le champ du système, les observateurs insistent sur celui qui semble être le favori, c’est-à-dire Bouteflika. Il y en a, selon eux, ceux qui se placent en réserve de la République, à savoir Hamrouche, Ghozali, Benflis, puisque les militants au sein du FLN se réclament encore comme étant ses partisans. D’autres candidats, toujours à l’intérieur du système, ne sont pas pressé de se présenter pour l’échéance d’avril 2009 et préfèrent continuer encore à se donner une épaisseur politique à l’ombre du président de la République. C’est ainsi que les deux hommes politiques, à savoir Belkhadem et Ouyahia, qui ont des ambitions politiques, pour une destinée nationale, sont actuellement propulsés au-devant la scène politique. Ce qui est logique lorsqu’on gravit les échelons jusqu’au poste de chef de gouvernement. D’ailleurs, tous les chefs de gouvernement qui se sont succédé, depuis l’avénement du pluralisme politique, ont tous été candidats aux présidentielles, sauf Smaïl Hamdani. Les chefs de gouvernement qui ont aspiré à une destinée nationale, pour rappel sont : Hamrouche, Ghozali, Belaïd Abdesselam, Réda Malek, Mokdad Sifi, Ouyahia et, enfin, Belkhadem. Même si ces deux derniers n’avaient pas exprimé publiquement leurs aspirations, les observateurs quant à eux leur prêtent de telles ambitions. Les observateurs déclarent qu’«il est devenu presque une évidence au regard des échanges inamicaux  entre Belkhadem et Ouyahia, qu’une concurrence ou une rivalité oppose les deux hommes et l’enjeu principal se mesure en termes de distance à raccourcir par rapport au Président». Et d’ajouter : «Chacun d’eux se devra de se rapprocher le plus du Président et d’évoluer à l’ombre, afin que celui-ci le parraine, dans le cadre d’une alternance au sein du système.» Il paraît que la meilleure forme de parrainage qui existe actuellement est d’accorder la vice-présidence de la République à l’homme le plus fidèle du président. Belkhadem ? Ouyahia ?  les paris sont ouverts. Y a-t-il un seul espoir qu’un secrétaire général de parti se présente tout seul et gagne les élections ? ou encore serait-il imaginable que deux secrétaires généraux qui font partis de l’Alliance soutiennent la candidature du troisième ?  Est-ce que les partis politiques possèdent réellement assez d’influence pour pouvoir à eux tout seul et de leur propre initiative et en pleine autonomie de décision faire accéder au pouvoir un de leur militants, en particulier le secrétaire général.

26-04-2008
Samira Azzegag