L'Assemblée populaire nationale a adopté, hier, à la majorité lors d'une séance plénière sous la présidence de Abdelaziz Ziari, président, le projet de la loi sur l'orientation agricole présenté dernièrement au débat général. Le texte de loi articulé autour de 88 articles pour lequel 83 interventions ont enrichi le contenu a été voté article par article, et les auteurs des 52 propositions amendant 23 articles ont défendu leurs propositions, jouant à quelques nuances avec le vote majoritaire.

A l'issue de l'adoption du projet de la loi sur l'orientation agricole, le ministre de l'Agriculture et du Développement  rural, Rachid Benaïssa, et face à la baisse du prix en raison du surplus de la pomme de terre, a annoncé la mise en œuvre d'un nouveau dispositif  de régulation des produits agricoles de large consommation, notamment la pomme  de terre, à travers la constitution d'importants stocks. Ce dispositif vise à préserver la stabilité des revenus des agriculteurs et des prix de leurs produits, notamment ceux de la pomme de terre qui, selon  eux, ne couvrent même plus les coûts de production, a encore précisé le ministre.
 
 Ce dispositif permettra aux pourvois publics d'intervenir afin d'absorber  le surplus de production et protéger les revenus des agriculteurs, d'une part,  et d'alimenter le marché avec les quantités stockées en cas de crise et sauvegarder  ainsi le pouvoir d'achat des consommateurs, d'autre part. Il vise également à constituer un stock de différents produits de large consommation à utiliser en cas de hausse des prix, afin de parer à une éventuelle pénurie sur le marché. L'Etat a décidé de mettre en œuvre ce dispositif dans un premier temps avec la pomme de terre. Ainsi, 150.000 tonnes de ce produit vont être achetées à un prix référentiel de 20 DA/kg et stockées, afin de parer à une éventuelle crise de la production.
 
La pénurie et la hausse du prix de la pomme de terre qu'a connues l'Algérie,  l'année dernière, ne se reproduiront plus jamais, a assuré le ministre. Soulignant que ce dispositif n'est pas conjoncturel, Benaïssa a  affirmé que l'Etat veillera à perpétuer la dynamique de ce dispositif à travers  un suivi quotidien des fluctuations du marché.