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Des cinéastes algériens s’invitent à Cannes
- Par Journal Liberté
- Publié 23/05/2009
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Ils tentent d’exister en marge du plus grand Festival du Cinéma
Dans cette effervescence cannoise, un petit groupe de réalisateurs, scénaristes, producteurs, distributeurs et exploitants algériens tentent de marquer leur présence et de promouvoir leur travail.
Le Festival de Cannes propose à chaque édition une très large sélection de films de toutes nationalités et de tous genres et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs, même s’ils étaient moins nombreux cette année, crise financière oblige. Tel un précieux sésame, les invitations s’arrachent et se monnaient. C’est aussi un lieu privilégié pour les professionnels car offrant des possibilités de financement, de mise en réseau mais surtout de concrétisation de projets en cours de développement. Dans cette effervescence cannoise, un petit groupe de réalisateurs, scénaristes, producteurs, distributeurs et exploitants algériens tentent de marquer leur présence et de promouvoir leur travail. La tâche n’est pas des plus faciles en l’absence d’un pavillon algérien. Nos jeunes créateurs, à l’instar de Khaled Benaïssa (dont le court métrage Sektou est sélectionné en hors compétition au Short Film Corner à Cannes), Mounes Khamar, Lotfi Bouchouchi, Farid DMS Debah, Yanis Koussim, Yasmine Chouikh et Sofiane Khodja, papillonnent d’un pavillon à l’autre, accueillis par nos amis marocains, tunisiens, français, égyptiens et autres… Des difficultés qui ne découragent cependant pas ces jeunes professionnels qui participent de manière constructive aux différentes rencontres et activités qui ont lieu en marge du festival, loin des strass et paillettes. Ils étaient d’ailleurs nombreux, le 19 mai dernier, au pavillon Cinémas du monde, lors de la conférence de présentation de l’action internationale du Centre national du cinéma (CNC). “Le bilan de l’année 2008 est excellent”, dira Roland Husson, directeur des affaires internationales du CNC. En effet, la production française a atteint cette année les 240 films dont 40% de coproductions internationales. Un bilan qui fait rêver nombre de professionnels algériens.
Il a également été question des différents mécanismes de financement destinés notamment aux coproductions internationales. Un dispositif de soutien dont le cinéma algérien peut bénéficier pleinement depuis la signature en décembre dernier de l’accord de coproduction algéro-français. Les participants se sont également penchés sur les nouveaux modes de diffusion du cinéma, qu’il s’agisse de télévision par Internet, de VOD (vidéo à la demande) ou encore de télévision via téléphones portables. L’expérience acquise par les opérateurs algériens à l’occasion d’évènements de cette importance servirait assurément au développement et à l’enrichissement du cinéma national.
Néanmoins, il aurait été souhaitable de voir un accompagnement institutionnel de ces jeunes talents algériens.
Amina Hadjiat
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2 Réponses à "Des cinéastes algériens s’invitent à Cannes" 
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a écrit le 23 May 2009 3:30:07 PM CET
Merci à Amina Hadjiat pour cet article. Nous devons inciter nos gouvernements à instituer des cadres d'accompagnement pour les jeunes talents. Un grand bravo à Khaled Benaïssa que j'ai vu à cannes et sur la télévision béninoise.
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a écrit le 25 May 2009 12:37:30 AM CET
l'Article de Hadjiat n'apporte rien au cinéma algérien et il offre une fausse image. lire l'article suivant de l'Expression:
Le cinéma algérien SDF à Cannes 24 Mai 2009 «Les meilleurs compliments sont toujours les plus courts.» G. Lafenestre Extrait de Un festival d’artistes Ce que nous avons écrit hier se confirme aujourd’hui. Une journaliste algérienne, envoyée à Cannes pour effectuer une formation au CFJ et qui a eu droit à la Une d’un quotidien, a commis deux erreurs impardonnables. La première était de confondre entre cinéastes et vidéastes. Elle a présenté des réalisateurs de courts métrages comme étant des cinéastes à part entière, alors qu’ils sont en réalité des vidéastes (des réalisateurs ayant fait des films en vidéo) et qui n’ont jamais fait de films en format pellicule, autrement dit, pas des cinéastes. Les films tournés en vidéo ne sont pas acceptés au Festival de Cannes. Seul Khaled Benaïssa et son court métrage Sektou peut prétendre au titre de «cinéaste» parce que son film a été tourné en super 16 gonflé en 35 mm grâce au soutien du ministère de la Culture. Pauvre cinéma algérien où des jeunes vidéastes algériens se présentent comme les dignes représentants du cinéma algérien dans une fête internationale de cinéma. Un cinéma algérien SDF qui n’a même pas eu droit à un stand ou un espace digne de sa réputation. L’Algérie, qui est le seul pays arabe à avoir décroché la Palme d’Or en 1975 et le premier pays arabe et africain à avoir décroché le prix, a été reléguée à un pays à la recherche d’une place au chaud dans un environnement cinématographique où il n’y a pas de place à la médiocrité. Et pourtant, l’Algérie a les fonds nécessaires pour louer au moins un stand pour présenter les meilleurs films du cinéma algérien, comme l’ont fait si bien nos voisins marocains et tunisiens. Mais on avait oublié que l’Algérie ne dispose plus d’entreprises cinématographiques puissantes et respectées, comme ce fut le cas dans les années 1970 avec l’Oncic, le Caiic ou encore l’Enpa, et même l’Entv qui était présente chaque année au MIP TV (Marché international de la télévision) grâce au travail de son responsable de département extérieur, Lyès Benaribi, est absente cette année. L’Algérie n’a pas de représentativité étatique comme le CMC (Centre marocain du cinéma) au Maroc ou le CNC en France, ou privé comme la Fox, la Gaumont ou Ciby 2000. La deuxième erreur de notre consoeur c’est d’avoir publié les interviews de jeunes réalisateurs algériens présents à Cannes. A quoi bon alors aller jusqu’à Cannes pour faire parler des réalisateurs qui vivent à Alger, alors qu’il aurait été préférable de faire des interviews avec des cinéastes étrangers ou même Algériens vivant en France. Nassim Amaouche, le seul représentant algérien en compétition à Cannes, n’a pas été approché par les journalistes algériens. A Cannes, le cinéma algérien était absent, orphelin. Aucun des vrais cinéastes qui se sont illustrés durant ces dernières années, à l’exemple de Merzak Allouache, Nadir Moknèche, Amor Hakar ou même Lyès Salem, n’étaient invités à représenter le cinéma algérien à Cannes. Seul Lakhdar Hamina a gardé la tête haute du cinéma algérien à la Croisette. Il sera le seul représentant du cinéma algérien à la cérémonie de clôture. Les faux vrais cinéastes sont déjà retournés à Alger. amirasoltane08@live.fr Amira SOLTANE |
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