La visite effectuée, avant-hier, par le Ministre des Affaires Etrangères des Emirats, M. Sheikh Abdallah Bin Zayid Al Nahyan, vient après les instructions décidées, dernièrement, par le Gouvernement visant à émettre des sanctions à l’encontre des investisseurs accusant un retard dans la réalisation des projets. La première compagnie visée par ces sanctions est Emaar. Le discours du Premier Ministre, jeudi dernier, au Sénat, a critiqué les investissements arabes en Algérie, qui ont formulé plusieurs doléances, dans lesquelles ils ont fait état d’obstacles bureaucratiques. Ces doléances ont été interprétées comme une atteinte à la notoriété des responsables Algériens, et un appel aux sociétés étrangères ayant l’intention d’investir en Algérie, d’opter pour d’autres cieux.
 
En effet, les instructions, annoncées par le Gouvernement, stipulent l’annulation des décisions de concession des assiettes, pour les projets accusant un retard ; ce qui signifie que les terrains sur lesquelles les projets de la compagnie émiratie, Emaar, vont être récupérés.  Dans une note adressée par le Premier Ministre, au walis et aux Directions des bien domaniaux, il a plaidé pour l’annulation des contrats de concession et d’affectation des terrains accordés aux investisseurs, dans le cadre du soutien à l’investissement ainsi que le gel des activités des commissions wilayales du soutien à l’investissement. Il a, par ailleurs, décidé d’ester justice tous les investisseurs qui ont cédé des assiettes leurs ayant été accordés dans le cadre du soutien à l’investissement.
 
Selon un communiqué rendu public par le Ministère des Finances, les mesures prises, dernièrement, par le gouvernement, sont compatibles avec les décisions du Conseil national de l’investissement, réuni dans sa 38e session.

A cet égard, d’autres instructions ont été adressées aux walis, aux Directions des bien domaniaux, en leur ordonnant de résilier tous les contrats permettant la réalisation des projets sur des terres agricoles, dans le cadre de la viabilisation des terres, au sud du pays, et de sanctionner les compagnies retardataires dans leurs projets.

Par A.N