L’association des concessionnaires réagit à la suppression du crédit auto
- Par Journal Liberté
- Publié 2/08/2009
- Economie
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“C’est le citoyen qui sera pénalisé”
Les établissements ou banques qui seront les plus touchés par la disparition du crédit automobile sont Cetelem, El-Baraka et Société Générale.
Le président de l’Association des concessionnaires algériens a réagi, hier, à la suppression du crédit véhicule, une disposition de la loi de finances complémentaire 2009. Tout en soulignant au préalable que la suppression du crédit consommation, dont le prêt véhicule, concerne avant tout les banques, il a affirmé que la mesure touchera le consommateur. “Ce sont les petites et moyennes bourses qui seront les plus touchées”, a-t-il ajouté. En d’autres termes, les Algériens au revenu modeste ou moyen, qui cherchent à acquérir un véhicule neuf, sont pénalisés. Une masse de citoyens éprouveront désormais de grosses difficultés pour acheter un véhicule neuf. “On (les concessionnaires) aura une baisse du chiffre d’affaires significatif. Les achats par crédit automobile représentent 30% du marché. C’est énorme”, souligne M. Bairi. Les importations de véhicules ont déjà connu une baisse de 10,5% le 1er semestre 2009. “C’est l’effet de la taxe sur le véhicule décidée l’année dernière”, observe-t-il.
En effet, les concessionnaires en six mois ont importé près de 150 000 véhicules pour un montant de 129 milliards de dinars, soit plus de 1 milliard d’euros, contre près de 161 000 au cours du 1er semestre de l’année dernière. Les établissements ou banques, qui seront les plus touchés par le crédit véhicule, sont Cetelem, la banque El-Baraka et la Société Générale. Ces trois entreprises occupent les trois places du podium en matière de prêt automobile.
Quant aux concessionnaires, ils s’adapteront à cette nouvelle situation, laisse entendre le président de l’Association des concessionnaires. Le plus gros consommateur de véhicules est l’État, a-t-il ajouté.
Avec toute cette panoplie de mesures, il est certain que le boom du marché automobile sera freiné. Les importations évoluaient en moyenne à raison de 200 000 véhicules ces dernières années. L’année 2009, avec les chiffres du 1er semestre correspondant à des achats assez importants, pourrait suivre la même tendance. Mais en 2010, tout laisse croire que ce marché connaîtra une forte chute.
Au demeurant, la suppression du crédit véhicule constitue une autre mesure impopulaire décidée sans tenir compte des aspirations d’une bonne partie de la population. Le véhicule sera désormais un produit de luxe, comme le fut à l’époque des années de plomb la banane ! Ces décisions rappellent le temps du parti unique. On fait payer aux citoyens l’absence de régulation, de contrôle, de mesures pour promouvoir une industrie automobile et les retards dans la construction de routes. On décide, du reste, la suppression du crédit automobile sans que soit assuré un système de transport urbain décent et efficace, au profit de la masse des citoyens, au nom d’une politique de promotion du crédit immobilier (les banques ne feront pas de crédit consommation, mais du crédit immobilier), alors que tout le monde sait qu’avec les conditions de crédit des banques et le niveau des salaires versés, le logement sera inaccessible pour une grande partie de la population. Dans cette logique étrangère à celle de l’économie de marché, demain, on décidera peut-être que les “supérettes” ne commercialiseront que les yaourts et pas les fromages !
K. Remouche
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5 Réponses à "L’association des concessionnaires réagit à la suppression du crédit auto" 
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a écrit le 10 Aug 2009 8:14:55 PM CEST
le problème est ou pour le citoyen ? vous êtes dans une impasse ? faites ce qu'ils vous semblent bon ? vous avez fait la pluie et le beau temps ,vous vous croyez au dessus de tout , vous jouez avec les devises algériennes ,vous encaissez la totalité de la valeur du véhicule et maintenant vous vous cachez et vous mettez en avant les banques ? essayez de voir la chose sous un autre angle au lieu d'importer un produit fini,faites pression si vous vous croyez aussi fort sur les firmes europeennes ou autres de délocaliser leurs usines en ALGERIE ,à moins que...
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a écrit le 23 Aug 2009 2:39:00 PM CEST
je suis totalement d accord avec les dires de l article.
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a écrit le 02 Sep 2009 5:08:08 PM CEST
A mon avis, les concessionnaires autos en Algerie merittent une telles decisions, ils ont pris le consomateur algerien comme otage, c'etait eux qui ont mener la pression pour la suspension de l'importation des vehicules -3 ans et, aulieu de profiter de cette decsion en essayant de bouster l'activité par la creations des unités de montage de PR et des vehicules , il ont profité de cette situation pour augmenter leurs marges benificiaires sur le dos des paivres consomateurs qui cherchenta acquirir un vehicule neuf quelque soit le prix. Celui qui seme le vent recolte la tempete.
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a écrit le 12 Sep 2009 2:28:29 PM CEST
La question qu’il faut se poser est la suivante:Pourquoi être tombé dans le piège de la facilité de l’import-import alors que des projets de réalisation d’unités de montage de véhicules existent depuis les années 1970?
Un parc immense de machines et équipements nécessaires à la réalisation de n’importe quelle élément constitutif d’une voiture existe bel et bien en Algérie,mais il n’y a aucune coordination et aucun recensement des capacités de production installées.C’est la politique du laisser-aller .Autrement , monter une voiture en Algérie est un jeu d’enfant.Fabriquer les organes nobles avec grande plus-value est une possibilité.Des centaines d’ingénieurs formés en Algérie sont en déperdition. On importe des voitures à partir de la Corée ,pays que nous devancions dans le secteur de la mécanique dans les années 1970. |
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a écrit le 07 Mar 2010 11:50:21 AM CEST
Arrêter le crédit à la consommation est l'une des rares décisions censées que le pouvoir ait été amené à prendre.N'en déplaise aux
rentiers et autres partisans du moindre effort qui pour gagner " une poignée de dollars de plus ", sont prêts à vendre le sous sol et le sol du pays qui les nourrit . |
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