Un groupe de députés de l’Assemblée populaire nationale viennent de finaliser un projet de loi incriminant le colonialisme français en Algérie. Le projet de loi a rassemblé une cinquantaine de signatures, et la liste est ouverte pour tous les autres députés représentants les partis siégeant au parlement. Il sera soumis au bureau du président de l’Assemblée, dans tout prochainement.
C’est le député du FLN, M. Moussa Abdi, qui a eu l’idée de ce projet, avec l’appui des différents autres députés. Pour rappel, c’est le deuxième du genre, alors que le premier a été proposé par le groupe parlementaire du Mouvement Ennahda, juste après l’adoption de la loi du 23 février 2005, glorifiant le colonialisme français en Algérie, par l’Assemblé nationale française. Hélas, il n’a pas eu l’aval de l’ex président de l’APN, M. Amar Saidani, malgré la campagne de condamnation lancée par les partis et la famille révolutionnaire.
Dans ce cadre, le projet de loi comporte 15 articles, portant sur plusieurs dossiers historiques et actuels, concernant les relations entre Paris et Alger, et en particulier des articles relatifs à la revendication des indemnités pour la totalité de l’époque coloniale, traduire les criminels de guerre devant la justice, et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires effectués au sud de l’Algérie.
Cependant, le même député, M. Abdi, a ajouté que lors de l’élaboration du projet de loi incriminant le colonialisme français en Algérie, certaines conventions internationales ratifiées par l’Algérie, à l’exemple de celles de Genève et d’Evian, ont été prises en considération, tout en soulignant dans le même sillage que le projet est venu pour rendre la pareil à l’Assemblée française et la fameuse loi du 23 février, qui glorifie le colonialisme.