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Le RCD fait part de l’implication de walis et de la police
- Par Jeune Indépendant
- Publié 28/10/2007
- Actualité Algérie
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Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) estime que les prochaines élections «se caractérisent par des transgressions méthodiques de l’Administration qui viennent confirmer toutes les appréhensions nourries par la régression qui affecte sur notre pays».
Dans un communiqué de presse qu’il a rendu public hier, le RCD dit avoir été contraint à dénoncer les dépassements «après avoir épuisé tous les recours». Pour la formation de Saïd Sadi, il n’y a aucun doute sur «la volonté du pouvoir d’adopter des options stratégiques dont l’objectif avoué est de priver notre parti de toute représentation institutionnelle en dehors de la Kabylie».
Ces agissements «hérités de l’époque du parti unique, voire du colonialisme (…) reflètent une démarche du pouvoir inspirée par une conception de la politique indigne et dangereuse pour la nation». L’administration territoriale, les services de sécurité et la justice ont participé, selon le RCD, «de façon directe et active à la ségrégation qui cible le RCD».
Le rejet des candidatures du RCD à travers les différentes wilayas «pour des motifs juridiquement irrecevables, politiquement irresponsables et moralement inacceptables», est-il encore écrit dans le document, a incité le RCD à mettre incessamment à la disposition de l’opinion nationale et internationale un livre blanc sur son site Internet retraçant «ces dérives avec des preuves écrites impliquant des institutions de la République dans des actions lourdes de conséquence pour la cohésion de la nation».
Le RCD révèle que «des walis ont poussé l’indignité jusqu’à recommander, amicalement, à des cadres de ne pas se compromettre avec un parti kabyle». Poursuivant ses révélations, le RCD montre du doigt l’Administration qui n’a pas hésité «à délivrer des faux ou des documents fallacieux éliminant des citoyens respectables et respectés pour comportement contraire aux intérêts de l’Etat, incapacité à gérer ou même refus de la société civile».
Demande d’une commission d’enquête parlementaire «C’est dans ce climat de délabrement institutionnel, d’étouffement des libertés, de corruption et de misère sociale généralisées, d’aggravation du phénomène terroriste et de népotisme exacerbé» que se présentent les prochaines élections locales, avertit le RCD.
Citant les wilayas de Chlef, de Sétif, de Ouargla et de Ghardaïa, le RCD révèle de graves dérives lors de la confection et le dépôt des listes. Le parti de Sadi indique que, dans la wilaya de Chlef où «les candidatures de qualité (sont) trop nombreuses pour être écartées par des artifices administratifs, c’est la police qui a été instruite afin d’empêcher les candidats d’accéder, dans les délais, aux services où ils devaient déposer leur dossier».
A Sétif, c’est l’appartenance au mouvement des archs «qui a servi de prétexte à la disqualification» de candidats, s’étonne le RCD. A Ouargla, après avoir «refusé l’offre faite par les services de sécurité de rejoindre une des listes des partis du pouvoir», un candidat tête de liste, «qui avait toutes les chances de sortir vainqueur de l’élection, a été séquestré pendant six jours avant d’être relâché».
A Ghardaïa, «le citoyen le plus constant dans les organisations sociales et culturelles de Berriane a été littéralement déchu de sa citoyenneté alors que sa candidature n’avait posé aucun problème lors des dernières législatives. Alertée, la justice a trop souvent validé l’ignominie», relate le document.
Comme réaction immédiate, le RCD est en phase de recherche d’un député «acceptant de se solidarisé avec les 19 membres de son groupe afin d’atteindre le minimum de 20 signatures» pour demander la constitution d’une commission d’enquête parlementaire «contre cette forfaiture» qualifiée, à juste titre, par ce parti de «crimes d’Etat».
Mais si le RCD semble ouvrir un nouveau front contre l’Administration, il a par contre écarté toute possibilité de boycott en réaffirmant prendre part aux élections «malgré les épreuves» des forfaitures.