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DISTRIBUTION DES LOGEMENTS SOCIAUX A HASSI MESSAOUD
- Par Rédaction Bladi DZ
- Publié 9/08/2007
- Actualité Algérie
- Pas noté
Pour dénoncer l'injustice, des citoyens en grève de la faim
Des dizaines de citoyens de la ville de Hassi Messaoud sont en grève de la faim pour que “ justice soit faite.” Ils ont manifesté, hier, leur mécontentement aux abords de la maison de la presse Tahar-Djaout quant à l’attribution de logements sociaux dans leur commune. Brandissant des banderoles, ces citoyens ont exprimé de vive voix leur désarroi. “Non au mépris et à la hogra !”, “Non à l’exclusion des enfants de Hassi Messaoud !”, “Nous sommes en grève de la faim”.
Tels sont les slogans arborés par ces citoyens venus avec leurs familles après avoir parcouru plus de 600 kilomètres. Et pour cause, ils sont depuis le 1er juillet sous une tente avec une chaleur quotidienne dépassant les 45°. “L’administration a distribué des logements à 305 familles et nous n’en n’avons pas bénéficié. Pis encore, nous nous sommes retrouvés dans la rue après la démolition de nos masures”, a expliqué Sayeb Abdelmahi. En fait, entrant dans le cadre de la délocalisation de la ville de Hassi Messaoud, une opération de relogement de pas moins de 305 familles occupant des habitations précaires de Hassi Messaoud dans les logements construits dans les communes de Rouisset, Aïn-El-Baïdha, Ouargla et autres régions de Touggourt, Tibesbest, Ennezla, ainsi que la zaouïa Al-Abidia a débuté à cette date. Il s’agit d’une première mesure de mise en œuvre du décret ayant classé la ville de Hassi Messaoud comme périmètre de zone à risques majeurs, ce qui n’a pas été sans incidence sur le climat social à Ouargla. Sauf que ces habitants, qui se disent être au nombre de 50, estiment être exclus dans l’octroi de ces logements sociaux. Ils ont habité, avant leur démolition ce 1er juillet, dans cinq localités différentes, à savoir Bzeim Edahraoui, Haï 136, Al Haycha, Oued Irrarra et Haoudh Al- Hamra. “Pourquoi laisser des enfants en bas âge, des femmes enceintes et de vieilles personnes dehors avec une température de 52° et avec tous les dangers tels que les morsures de scorpion ?!” s’exclame Toughra Lahcen. Ce dernier ajoute : “Les différentes autorités avancent qu’elles ne nous reconnaissent pas en tant qu’habitants de ces localités. Ceci en se basant sur un recensement douteux de 2003. Alors d’où nous sont parvenus ces cartes d’électeurs et ces cartes de recensement ?” Une femme d’un certain âge ajoute : “Tout ce que nous voulons est notre droit.” Ainsi, depuis un mois et demi, ces familles ont dû monter une simple tente en se regroupant au même endroit. Il s’agit de Haï 136. Pour eux, la grève de la faim est leur ultime SOS pour qu’une solution définitive soit trouvée.
Meriem Ouyahia
« Le Soir d'Algérie »
http://www.lesoirdalgerie.com/
Tels sont les slogans arborés par ces citoyens venus avec leurs familles après avoir parcouru plus de 600 kilomètres. Et pour cause, ils sont depuis le 1er juillet sous une tente avec une chaleur quotidienne dépassant les 45°. “L’administration a distribué des logements à 305 familles et nous n’en n’avons pas bénéficié. Pis encore, nous nous sommes retrouvés dans la rue après la démolition de nos masures”, a expliqué Sayeb Abdelmahi. En fait, entrant dans le cadre de la délocalisation de la ville de Hassi Messaoud, une opération de relogement de pas moins de 305 familles occupant des habitations précaires de Hassi Messaoud dans les logements construits dans les communes de Rouisset, Aïn-El-Baïdha, Ouargla et autres régions de Touggourt, Tibesbest, Ennezla, ainsi que la zaouïa Al-Abidia a débuté à cette date. Il s’agit d’une première mesure de mise en œuvre du décret ayant classé la ville de Hassi Messaoud comme périmètre de zone à risques majeurs, ce qui n’a pas été sans incidence sur le climat social à Ouargla. Sauf que ces habitants, qui se disent être au nombre de 50, estiment être exclus dans l’octroi de ces logements sociaux. Ils ont habité, avant leur démolition ce 1er juillet, dans cinq localités différentes, à savoir Bzeim Edahraoui, Haï 136, Al Haycha, Oued Irrarra et Haoudh Al- Hamra. “Pourquoi laisser des enfants en bas âge, des femmes enceintes et de vieilles personnes dehors avec une température de 52° et avec tous les dangers tels que les morsures de scorpion ?!” s’exclame Toughra Lahcen. Ce dernier ajoute : “Les différentes autorités avancent qu’elles ne nous reconnaissent pas en tant qu’habitants de ces localités. Ceci en se basant sur un recensement douteux de 2003. Alors d’où nous sont parvenus ces cartes d’électeurs et ces cartes de recensement ?” Une femme d’un certain âge ajoute : “Tout ce que nous voulons est notre droit.” Ainsi, depuis un mois et demi, ces familles ont dû monter une simple tente en se regroupant au même endroit. Il s’agit de Haï 136. Pour eux, la grève de la faim est leur ultime SOS pour qu’une solution définitive soit trouvée.
Meriem Ouyahia
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