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Algerie: La privatisation partielle du CPA - Une opération lourde et complexe
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Par La Nouvelle République
Publié le 18/11/2007
 

A propos des reports successifs de l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA), «nous ne sommes pas à quelques semaines près», estime Mohamed Djellab, président-directeur général du CPA et président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l’invité de la rédaction.


La privatisation partielle du CPA
A propos des reports successifs de l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA), «nous ne sommes pas à quelques semaines près», estime Mohamed Djellab, président-directeur général du CPA et président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l’invité de la rédaction.

«C’est une opération lourde», ajoute-t-il, mais elle s’est déroulée dans de très bonnes conditions et le processus de sélection des repreneurs a été fait sur la base de critères très relevés, tient-il à souligner. Il confirme que la remise des offres techniques et financières se fera avant la fin du mois en cours, c’est-à-dire dans les prochains jours. Il rappelle que cinq banques internationales préqualifiées sont concernées pour entrer à 51% dans le capital du CPA.  L’évaluation des offres se fera sous la conduite de l’actionnaire, a précisé le P-DG du CPA.

Rappelons que cette opération de privatisation partielle du CPA consiste en la cession d’un bloc unique de 51% à un partenaire stratégique seul alors que l’Etat conserve une participation de 49%.

On sait que le gouvernement veut accélérer le processus de mise en vente des banques publiques. Avant la finalisation de la privatisation du CPA, le ministère des Finances a annoncé la préparation de l’ouverture du capital, à 30%, de la Banque de développement local (BDL), qui est la plus petite des banques publiques. La procédure d’ouverture du capital se fera à travers un partenaire minoritaire avec transfert de management. La privatisation des banques est considérée comme une opération lourde et complexe. Concernant la monnaie maghrébine unique dont on a lu dans la presse qu’elle serait prête pour 2010, le P-DG du CPA et, en même temps, président de l’ABEF, fait remarquer que l’idée, «noble», concède-t-il, a été lancée par certains membres de l’Union des banques maghrébines mais il estime qu’il faut rester prudents et pragmatiques. C’est un aboutissement et pour y arriver, souligne-t-il, il faut réunir beaucoup de conditions préalables.

Il fait observer que l’Union des banques maghrébines essaie de mutualiser les efforts pour des chantiers communs. Pour ce qui est des banques publiques algériennes, M. Djellab estime que «nous sommes aux normes internationales», par exemple, toutes les transactions interbancaires sont dématérialisées, dit-il. Les choses avancent, considère-t-il, les banques publiques ont, depuis 2006,  mené les études nécessaires à leur mise à niveau, elles rattrapent leur retard, résume-t-il.

Le P-DG du CPA tient à relativiser le problème des créances non performantes et pense qu’il faut agir en amont et en aval dans la politique de crédit appliquée par les banques publiques. Pour le CPA, il évalue la part des créances non performantes à 8 % dont la moitié est issue de crédits octroyés à la fin des années 1980 et au début des années 1990, au moment de l’ouverture de l’économie, rappelle-t-il.
Il a fait savoir auparavant que les banques publiques ont octroyé 90% des 2 000 milliards de DA de crédits alloués.