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Algérie: Aménagement et gestion des aéroports - Une nouvelle politique de standardisation
- Par La Nouvelle République
- Publié 20/11/2007
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La politique de désenclavement du territoire national bat son plein. Une telle politique s’est traduite, comme prévu, au lendemain du conseil du gouvernement tenu le mois d’octobre dernier par un maillage des régions à l’aide d’un réseau de transport de toute nature, dont le transport aérien.
Il s’agit, a priori, d’une extension et d’une modernisation des pistes ou des aérogares. Ceci pour répondre aux besoins de transport dans notre pays sachant que le nombre de voyageurs sur les lignes nationales va croître de 3,5%. En effet, depuis 1999, l’Algérie a enregistré une modernisation d’aéroports comme celui d’Alger et la construction de quatre nouveaux situés à El-Bayadh, Chlef, Batna et Sétif. D’ici à 2009, sur les 47 milliards de dinars alloués à ce secteur, 1,3 milliard de dinars seront consacrés à la maintenance, 1,3 milliard de dinars à la sécurité technique et 7,3 milliards de dinars à l’amélioration du contrôle aérien. La seconde phase qui s’achèvera en 2015 verra la construction d’aérodromes même dans les villes proches d’Alger comme Blida ou Tizi Ouzou. Par ailleurs, il est prévu qu’un intérêt sera accordé à l’aéroport de Touggourt qui sera très important avec la création de la nouvelle ville entre cette daïra de la wilaya de Ouargla et Hassi Messaoud. M. Meghlaoui a indiqué, à l’occasion d’une sortie médiatique, que les 36 aéroports du pays, dont cinq de dimension internationale, n’ont besoin «que de travaux d’aménagement et de restauration pour répondre aux normes de la navigation aérienne». Dans un autre chapitre relatif aux ressources humaines, le conseil d’administration de l’Etablissement de gestion des services aéroportuaires d’Alger (EGSA) a adopté récemment, selon une source responsable de l’établissement, une nouvelle politique salariale. Son application est prévue pour le début de l’année 2008. Cette nouvelle politique salariale vise à améliorer de manière «substantielle» la situation financière des travailleurs de l’établissement. La même source a affirmé que seize aéroports traversent actuellement une situation financière «catastrophique». Parmi les aéroports concernés, on retrouve ceux de Constantine et d’Oran. Ce n’est qu’après avoir attribuer la gestion de l’aéroport international d’Alger à la société française Aéroports de Paris que ce constat peu reluisant a été révélé. Cet établissement jouit d’une stabilité financière. D’une part, ses revenus ont connu une «amélioration» remarquable. D’autre part, il a bénéficié d’un appui de l’Etat qui le rend financièrement indépendant des autres établissements aéroportuaires. La situation est différente pour les seize autres aéroports. Ces derniers traversent une crise financière «critique» qui, si elle n’est pas prise en charge, se solderait certainement par une faillite. D’autant que l’aéroport international d’Alger, par sa nouvelle forme de gestion, ne contribue plus à la stabilité financière des autres établissements, comme c’était le cas les années précédentes. Seuls quatre aéroports algériens ont enregistré des résultats positifs. Il s’agit de ceux de Hassi Messaoud, Hassi-R’Mel, Béjaïa et Alger. Dans un autre registre, une mission d’experts français a établi un rapport détaillé sur la situation des établissements aéroportuaires en Algérie. Elle a établi des pistes de réflexion pour l’élaboration du schéma national de développement et d’aménagement des infrastructures aéroportuaires en Algérie. Le ministère des Travaux publics prévoit des investissements considérables pour développer les infrastructures aéroportuaires. Ils atteindront 13 milliards d’euros d’ici à 2009. Ce rapport précise également que certains aéroports sont exposés aux risques d’érosion des pistes causés par les eaux et le temps principalement dans les Hauts-Plateaux et le Sahara.