Le 2e Salon de l’externalisation en Algérie s’est ouvert hier à Alger sous le parrainage du ministère des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat. Organisé par le Club de l’externalisation des centres d’Affaires (CEA), ce Salon a pour objectif de réunir des entreprises donneuses d’ordre, prestataires ou sous-traitantes, souhaitant renforcer leur positionnement par des contrats d’externalisation, a expliqué le directeur général du Club externalisation des centres d’appels (CEA), M. Mohamed El-Ouadoudi.
Le 2e Salon de l’externalisation en Algérie s’est ouvert hier à Alger sous le parrainage du ministère des Petites et Moyennes entreprises et de l’Artisanat. Organisé par le Club de l’externalisation des centres d’Affaires (CEA), ce Salon a pour objectif de réunir des entreprises donneuses d’ordre, prestataires ou sous-traitantes, souhaitant renforcer leur positionnement par des contrats d’externalisation, a expliqué le directeur général du Club externalisation des centres d’appels (CEA), M. Mohamed El-Ouadoudi.
«Cette initiative vient afin de présenter aux entreprises algériennes les objectifs et le plan d’action de ce nouveau réseau d’affaires», a-t-il affirmé. Définissant le concept de l’externalisation, M. El-Ouadoudi a expliqué en substance qu’il s’agit d’un outil de gestion stratégique qui se traduit par la restructuration d’une entreprise autour de sa sphère d’activités.
C’est un accord à moyen ou à long terme entre une organisation et un tiers pour la prise en charge de certains domaines, dont l’exploitation, la gestion continue et l’amélioration de fonctions entières de l’organisation tels l’informatique, les ressources humaines, la comptabilité, le marketing et la communication.
Il s’agit aussi d’améliorer ses infrastructures (système d’informations, systèmes de sécurité, réseaux de télécommunications) et son processus opérationnel (exploitation de matières premières, production industrielle, exploitation d’un réseau de télécommunications, stockage, logistique, transports).
«Ce processus permet à l’organisation qui externalise de se recentrer sur ses métiers, spécialités et finalement sa valeur ajoutée», a-t-il encore expliqué. Sur le plan juridique, l’orateur a précisé qu’actuellement la loi algérienne permet déjà cette forme de contrat «qu’on appelle des appels d’offres glissants», mais «cette forme n’a pas été intégrée dans la notion d’externalisation».
Ce même locuteur a affirmé que la notion de l’externalisation existe en Algérie grâce aux efforts menés par le département de la PME, mais elle reste non encore comprise et bien formalisée dans les contrats au niveau des entreprises.
Il a tenu à préciser que l’externalisation diffère de la sous-traitance qui, elle, se base sur des contrats à court terme. «C’est une relation ponctuelle qui concerne un processus externe à l’entreprise, telles la restauration et la sécurité.
Par contre, l’externalisation concerne le cœur du métier, comme l’informatique, la formation sensible de l’entreprise», a-t-il encore expliqué. Autrement dit, «la sous-traitance concerne les activités non stratégiques de l’entreprise, par contre l’externalisation concerne ses activités stratégiques».
D’autre part, M. El-Ouadoudi a souligné qu’«à travers cette initiative, nous envisageons mettre ce processus en vigueur. On souhaite mettre en place un observatoire de l’externalisation». Le club compte aujourd’hui 30 adhérents qui représentent tous les secteurs.
Après trois rencontres mensuelles, la prochaine portera sur le thème «L’info-gérance, l’externalisation des activités informatiques de l’entreprise». Le représentant du ministère a souligné, pour sa part, que «les objectifs de l’externalisation sont intimement liés à l’ouverture des marchés qui sont secoués par les défis de mondialisation et qui imposent le développement local et régional des entreprises».
Ce processus «constituera dans l’esprit des promoteurs un vecteur non négligeable de développement des entreprises et de la densification de la PME par le biais du traitement de l’offre nationale et internationale» a t-il encore poursuivi.
Cependant, pour lui, le domaine de l’externalisation est encore «vierge en dépit de nombreuses mesures réglementaires prises par les pouvoirs publics depuis des années en vue de le développer».